Marseille en un week-end

C’est le retour des balades, enfin ! Après une année et demie (très) compliquée tant par le contexte général que par des situations perso, je me suis accordée un week-end en solo pour découvrir Marseille. Le seul élément incontournable que je m’étais fixé c’était la mer et l’accessibilité était un gros plus. Pour le reste, les planètes se sont alignées. Me voilà donc à réserver une auberge de jeunesse, un aller retour en train et en avant.

Vous pourrez retrouver un carnet d’adresses avec tous les lieux que j’ai aimés à la fin de l’article.

Impressions générales sur la citée phocéenne

Je n’avais que des échos un peu lointains à propos de cette ville, ils étaient assez tranchés : soit tu aimes Marseille, soit tu détestes. Une grande ville au bord de la mer, c’était beaucoup trop tentant, il fallait que j’aille voir ça par moi-même. J’ai demandé quelques conseils à une amie au niveau des endroits à éviter et des endroits incontournables. Et après j’ai fait au feeling.

L’arrivée à la gare était hyper chouette, plein de personnes ont sauté dans les bras de ceux qui les attendaient sur le quais et ca fait chaud au coeur. La ville en elle même est assez particulière, on retrouve à la fois des bâtiments anciens mélangés avec des constructions neuves et des barres des années 60 et 70. Ca donne un rendu pour le moins original, sur lequel j’ai du mal à me prononcer, je l’avoue. Il y a tout de même un bon nombre de bâtiments historiques magnifiques. C’est une ville qui s’étale sur un périmètre assez grand. Elle n’est forcément pensée pour les touristes ce qui est compréhensible c’est avant tout une métropole habitée. Elle mérite quand même d’être visitée.

L’ambiance est agréable, il y a de la musique qui s’échappe d’un peu partout, je suis tombée sur des gens sympathiques la majeure partie du temps.

J’ai très vite compris d’où venait la réputation sur la conduite. Clairement, il faut mieux avoir son klaxon affûté et lorsque l’on est piéton, être toujours en alerte car les scooters ne connaissent pas vraiment les limites des espaces piétons.

Mission découverte de Marseille

J’ai pris une auberge de jeunesse près du vieux port et de ce qui semblait être un endroit animé. Je ne me suis pas trompée. J’ai réservé à Vertigo, 2 minutes à pied du vieux port et de la place aux huiles, lieu rempli de bars et de resto, et ultra animé. L’auberge de jeunesse est hyper chouette, bien organisée, propre, le bar est sympa, l’ambiance est chaleureuse.

Je suis arrivée le jeudi soir. J’ai marché jusqu’à l’auberge de jeunesse depuis la gare en passant par la fameuse Canebière, juste parce qu’elle débouche directement sur le port et ca c’est trop cool. Après avoir déposé ma valise dans ma chambre je suis repartie directement sur le port pour manger une glace. J’ai pris au glacier Marcel, les glaces étaient bonnes et les saveurs proposées nombreuses même si assez classiques.

Vendredi : journée plage

C’était le but ultime, et je pense, ce que j’attendais le plus, aller me baigner. J’y suis allée dès le premier jour parce que je me suis dis qu’un vendredi il y aurait sûrement moins de monde, et des échos que j’ai eu j’ai bien fait.

Je ne me suis pas imposée un rythme soutenu sur le week-end. Le matin je me suis levée tranquillement, j’ai pris mon petit déjeuner à l’auberge et ensuite je suis partie me balader dans le Panier pendant qu’il ne faisait pas trop chaud.

Le Panier c’est le quartier dit historique de Marseille. Il est fait de petites ruelles très mignonnes, souvent fleuries par les habitants. Je suis allée voir la Vieille Charité, le bâtiment est impressionnant et imposant, ça vaut le coup de faire un tour à l’intérieur. Il abrite une école de sciences sociales et une bibliothèque, il est donc en accès libre.

Ensuite je suis allée jusqu’à la cathédrale Sainte Marie la Majeure. Son esplanade est vaste et offre une jolie vue sur le port commercial. L’intérieur est majestueux, fait de dorures et, comme à l’extérieur, de cette alternance si particulière de pierres blanches et de pierres noires. L’hôtel est magnifique.

Je suis ensuite passée dans la boutique de Comme Avant, marque locale de cosmétiques (savon, shampoing, crème…) qui met en avant un travail avec peu d’ingrédients, et de vraie valeurs dans l’entreprise. Si les produits demandent à être testés et un certain temps d’adaptation, ils sont de très bonne qualité. J’ai déjà testé le shampoing et le dentifrice dont je suis totalement satisfaite. J’ai pris le savon que j’apprécie bien et aussi la crème solaire. Cette dernière demande une prise en main, elle est indice 25 donc attention pour les grosses expositions et en stick donc l’application est quand même moins facile que les crèmes solaires habituelles. Mais les poissons et la mer vous remercieront (perso, soyons honnêtes, j’ai cramé, ma peau blanche réclame de la 50, et quelque chose qui s’étale bien partout uniformément !).

En redescendant vers le port, je perdue dans les petites ruelles pour en profiter encore, et je suis passée rue de la République, rue commerçante classique.

Goudes is so good

(Le jeu de mot était beaucoup trop tentant, soyez indulgents s’il vous plait)

J’ai pris le bateau aller et retour. Il se prend à côté du bateau pour aller au Frioul, juste sous le miroir qui se trouve au bout du port. Je vous conseille d’arriver un peu avant l’heure de départ pour être en début de fil et pouvoir vous installer à l’avant du bateau. Vérifiez bien la direction que prend le bateau dans lequel vous embarquez auprès du personnel de bord. C’est 8 euros par voyage pour aller jusqu’aux Goudes, avec une escale demandant un changement d’embarcation au milieu, soit une heure en tout. Le voyage vaut clairement le coup, la mer est d’un bleu si intense, on profite d’une très jolie vue sur la côte et sur les îles, et il dure assez de temps pour déconnecter réellement.

J’ai choisi d’aller aux Goudes car c’est le début du Parc Nationnal des Calanques, que j’avais vraiment envie de voir. C’est aussi très accessible (j’étais en sandales avec des pieds peu en forme et ca s’est très bien passé). Le petit village est mignon mais sans grand intérêt, je suis arrivée trop tard après le dejeuner pour voir en activité les quelques restaurants qui sont là.

J’ai marché sur le sentier aménagé pour aller jusqu’à la pointe de la Baie des Singes. La promenade est rapide et offre une vue magnifique sur la mer. Je pensais trouver quelque chose au restaurant qui s’y trouve, c’est en fait un restaurant que de poissons grillés (que j’ai trouvé cher sur le menu affiché, rien en dessous de 20 euros), aucun plat végé et quand j’ai demandé s’il y avait une salade ou un plat plus simple, clairement je les dérangeais. La plage privée, à 20 euros le transat, est un escalier de béton dans la roche, elle donne dans le mini port et je n’ai vu aucun accès facile à la mer. Bref, pas d’intérêt selon moi, demi tour.

Je me suis finalement posée sur la première plage que l’on trouve en allant vers la côte depuis le bateau. Elle n’est pas très grande et il y a pas mal de rochers mais elle reste agréable et offre un cadre de baignade vraiment magique. Je suis rentrée dans l’eau sans hésitation, le plaisir pour moi qui suit habituée à l’océan Atlantique de Vendée ! Par contre le fond est fait de cailloux sur lesquels c’est compliqué de marcher, je vous conseille de prévoir une paire de chaussure pour la baignade. Je suis rentrée en bateau via le même chemin. Il existe des bus aussi mais le bateau est simple à prendre et ca a un vrai air de vacances de se retrouver sur la mer.

Selon un enchaînement non organisé de retouvailles improbables, j’ai dîné le soir sur la place Thiars, à l’Esquinade, un restaurant qui n’a pas grand intérêt. J’ai pris des pâtes aux gambas et coquilles Saint Jacques, il y avait exactement 2 gambas et 3 St Jacques trop cuites. Les plats des autres personnes étaient dans la même veine, encore pire pour l’entrecôte qui était finalement un steak déguisé avec des frites surgelées et môles. C’était pas mauvais immangeable mais ça vallait clairement pas le coup.

Samedi qui monte et descend

J’ai profité de la “fraîcheur” matinale pour monté jusqu’à la basilique Notre Dame de la Garde. La montée se fait en 20 à 25 minutes du Vieux Port, c’est raide mais ça vaut le coup. Le panorama en haut est magnifique, avec la possibilité d’une vue à 360° puisqu’on peut faire le tour complet du monument. L’intérieur n’est pas très grand mais magnifique, avec beaucoup de cadres accrochés aux murs sur le thème de la mer notamment, c’est assez original.

En redescendant, j’ai pris le temps de m’arrêter un moment dans le jardin de la coline Puget. C’est un endroit à l’abri du rythme de la ville, avec une promenade en serpent dans les arbres et une folie cascade reposante. Si on longe la partie sud, il y a une belle vue sur la ville. L’endroit est idéale pour une pause au calme ou un pique nique.

Je suis passée dans le quartier Saint Victor, je suis allée voir l’église dont est tiré le nom et je suis allée dans la plus vieille boulangerie de la ville, qui fabrique et commercialise presque uniquement des Navettes. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être. Ce sont finalement des biscuits secs et long à la fleur d’oranger, qui sont très parfumés et très bons, même s’il faut tout de même prévoir une bouteille d’eau avec. C’est compliqué de comparé avec quelque chose de commun, dans l’idée ca pourrait être un gressin sucré mais bien plus compacte. C’est une spécialité, la recette est a priori bien gardée et je le crois aisément car pour reproduire le biscuit à l’identique, ca ne semble pas simple.

L’après midi je suis allée me promener dans les rues commerçantes entre la fameuse Canebière et la préfecture. Si l’endroit est agréable, il y a tout de même beaucoup de monde et ce sont les boutiques des grandes chaînes que l’on retrouve partout.

Je suis ensuite repartie, en passant par le port parce que je ne m’en lasse pas, dans le Panier que j’ai adoré. Je remontée encore dans le quartier pour en profiter. J’ai flâné dans les petites ruelles pour finir par me poser sur une place au pied des anciens hospices (transformé en hôtel de luxe par intercontinental, une manie chez eux apparemment).

Et c’est la où j’ai trouvé la pépite du séjour. J’ai profité de la terrasse de La Placette. La place est arborée et assez calme, au loin des rues passantes. Les serveurs sont adorables, je suis restée autant que je voulais, j’ai pu juste me poser, déconnecter, lire tranquillement, profiter à fond de l’instant.

Et puis surtout, j’ai tellement bien mangé ! J’adore me faire un repas vraiment 100% plaisir et ce weekend, c’était celui-là. J’ai pris ce qui me faisait envie sur la carte sans trop me poser de question parce qu’en plus les prix étaient vraiment raisonnables. Je me suis fait un assortiment de tapas avec un petit dessert. J’ai pris une salade de poulpe délicieuse, le poulpe était très bien cuit donc la consistance était parfaite et l’assaisonnement était juste comme il fallait. J’ai goûté les fameuses panisses, spécialité de Marseille qui consiste en des frites faites à base de pâtes à la farine de pois chiches avec des herbes. Un régale ! Et j’ai aussi craqué sur la burrata parce j’aime beaucoup trop ça. Et elle était très bonne, crémeuse et vraiment goûteuse, accompagnée d’un très bon pesto. Et en dessert, des abricots rôtis au romarin, que l’on sentait pile comme il fallait, avec un crumble vraiment craquant/croustillant et une chantilly au mascarpone, dernière touche pour parfaire le tout. Je suis repartie en ayant vraiment plus faim du tout, les quantités étaient généreuse et une assiette en moins aurait largement suffis en terme de quantité.

Je suis finalement rentrée à l’auberge de jeunesse, en passant par le port encore, parce que j’étais bien fatiguée quand même !

Dimanche pluvieux

C’est le dernier jour et il pleut. Une fin de weekend comme on les aime…

Il fait clairement trop moche pour se balader et le Mucem de m’attire pas plus que ça. Je mets la valise à la bagagerie et je pars en quête d’un brunch pas trop loin. Je me dirige vers la zone commerçante autour de la Place De Gaulle ou il semble y avoir plusieurs adresses disponibles. De toute évidence je ne suis pas la seule à avoir eu l’idée, mais comme je prends qu’une place j’ai réussi à trouver rapidement.

Je décide d’aller chez La Fiancée. Ca à l’air chouette, pas trop cher et plutôt bon vu ce qu’il y a sur les tables extérieures. J’ai pas été déçue même si ce n’est pas un sans faute. J’ai pris les pancakes salés avec bacon et œufs au plat et tomates rôties. C’était un délice ! Les pancakes étaient hyper épais et moelleux, le bacon bien croustillant. J’avais pris un chai latte, il manquait un peu de goût et le jus d’orange qui était pressé. Et tout ce que j’ai vu autour de moi était appétissant et vraiment copieux. En somme la nourriture est hyper bonne. Mais la salle était blindée donc bruyante et les serveurs dans le rush, j’ai sauvé la fin de mon chai in extrémiste avant qu’elle ne soit débarrassée alors que des tables autour étaient dispo donc pas nécessaire que je parte rapidement.

Par contre je voulais me poser pour lire et ce n’était pas du tout le bon endroit. L’addition était raisonnable (20 euros). Si vous êtes plus que deux, prévoir un peu d’attente. Comme on m’a un peu demandé de partir dès que mon assiette était finie ou presque, et qu’il pleuvait vraiment beaucoup, je suis retournée à l’auberge de jeunesse. Ils sont vraiment très gentils, ils m’ont laissé rester et lire dans le salon commun jusqu’à ce que j’aille prendre mon train. Et j’en ai profité pour vous écrire cet article !

Alors, on y retourne ?

Oui, j’y retournerai avec plaisir ! C’est une grand ville avec un accès direct sur les plages, ca donne un air de vacances toute l’année. Il y a beaucoup à visiter. J’aurai pu en voir plus en accélérant le rythme, j’aurai pu ajouter une visite du Mucem le samedi après midi et peut-être explorer un peu plus les quartiers périphériques et leur urbanisme très années 60-70.

Carnet d’adresses

Vertigo Hostel, 38 rue Fort Notre Dame, 13007 Marseille Website

La placette, 22 rue de la Guirlande, 13002 Marseille. Instagram / Website

La Fiancée, 8 rue Haxo, 13001 Marseille. Instagram

Comme Avant, 12 rue Lorette, 13002 Marseille Website

Maison Marcel glacier, 51 quai des Belges, 13001 Marseille

On m’avait aussi fortement recommandé Teavora et Greenlove, mais je n’ai pas eu le temps d’y aller, ce sera donc pour une prochaine fois.

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